Gabriel
Beckinger est né à Paris en 1984, il étudie l’architecture à Paris, Bruxelles
et en Inde et obtient son diplôme à l’Ecole Nationale d’architecture de Paris-Malaquais
en 2010. Très tôt, il multiplie les pratiques telles que la photographie, la
vidéo et la danse. Attiré par la performance il part travailler à New York pour
assister Vito Acconci (2011), cette rencontre le pousse à se tourner
définitivement vers le monde de l’art. La galerie new-yorkaise SubmergedArt
l’invite à réaliser une oeuvre “site-specific” dans le cadre d’une résidence en
Islande (2011). Il y réalise Gaïa versus
Ouranos un travail questionnant l’intime dans l’espace publique à travers
la performance, l’architecture et la vidéo. Désirant approfondir sa démarche
résolument transversale, il est sélectionné par le Studio National des Arts
Contemporains du Fresnoy en 2012, afin
d’y réaliser deux installations vidéos. La première Exhumeia, installation video avec performance, est une œuvre
multiple qui met en dialogue un film, une roue-lumière et une performance pour
10 danseurs. Confronter l’individu face
au collectif autour d’un objet-lumière, source de conflit et de pouvoir autant
que de développement, tel est l’enjeu de ce projet decliné pour les Journées du
Patrimoine et pour la Nuit Blanche de Bruxelles en 2013. La seconde œuvre (un)STEADY déploie un glissement entre
le geste technique vers le geste dansé comme manière d’habiter l’espace. Un
tryptique vidéo fait cohabiter dans une tension épidermique, trois histoires
liées au corps, tressés l’unes dans l’autre dans le même espace : un
steadicamer dépossédé de son outil, une
vision infernale et invivable de cette architecture filmée par ce steadicamer
et une chorégraphie de mains d’ouvriers sensualisées par leurs propres
gestualités techniques.
Le
glissement entre les disciplines, la question de « l’habiter » par le
geste, faire de l’existant une ressource
fondamentale, la recherche de format
d’exposition « évènementiels »
sont pour Gabriel Beckinger autant de pistes de réflexion qu’il
développe actuellement autant en relation avec les institutions culturelles ou
les pouvoirs publics.
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