vendredi 15 août 2014

Biographie

Gabriel Beckinger est né à Paris en 1984, il étudie l’architecture à Paris, Bruxelles et en Inde et obtient son diplôme à l’Ecole Nationale d’architecture de Paris-Malaquais en 2010. Très tôt, il multiplie les pratiques telles que la photographie, la vidéo et la danse. Attiré par la performance il part travailler à New York pour assister Vito Acconci (2011), cette rencontre le pousse à se tourner définitivement vers le monde de l’art. La galerie new-yorkaise SubmergedArt l’invite à réaliser une oeuvre “site-specific” dans le cadre d’une résidence en Islande (2011). Il y réalise Gaïa versus Ouranos un travail questionnant l’intime dans l’espace publique à travers la performance, l’architecture et la vidéo. Désirant approfondir sa démarche résolument transversale, il est sélectionné par le Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy  en 2012, afin d’y réaliser deux installations vidéos.  La première Exhumeia, installation video avec performance, est une œuvre multiple qui met en dialogue un film, une roue-lumière et une performance pour 10 danseurs.  Confronter l’individu face au collectif autour d’un objet-lumière, source de conflit et de pouvoir autant que de développement, tel est l’enjeu de ce projet decliné pour les Journées du Patrimoine et pour la Nuit Blanche de Bruxelles en 2013. La seconde œuvre (un)STEADY déploie un glissement entre le geste technique vers le geste dansé comme manière d’habiter l’espace. Un tryptique vidéo fait cohabiter dans une tension épidermique, trois histoires liées au corps, tressés l’unes dans l’autre dans le même espace : un steadicamer dépossédé de son outil,  une vision infernale et invivable de cette architecture filmée par ce steadicamer et une chorégraphie de mains d’ouvriers sensualisées par leurs propres gestualités techniques.

Le glissement entre les disciplines, la question de « l’habiter » par le geste,  faire de l’existant une ressource fondamentale,  la recherche de format d’exposition « évènementiels »  sont pour Gabriel Beckinger autant de pistes de réflexion qu’il développe actuellement autant en relation avec les institutions culturelles ou les pouvoirs publics.

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